jeudi 24 novembre 2011

Christophe Collignon milite pour l’installation de défibrillateurs dans les lieux sportifs et pour l’accès à tous aux cours de secourisme

Une nouvelle proposition a été déposée à ce propos par le député Christophe Collignon et plusieurs collègues socialistes, ce mercredi 23 novembre 2011, au parlement communautaire.

En Fédération Wallonie-Bruxelles, à travers l’ensemble des compétences de ce niveau de pouvoir, il importe d’assurer les conditions de sécurité dans lesquelles les jeunes et moins jeunes exercent une activité, qu’elle soit professionnelle ou non, éducationnelle ou ludique.

De nombreuses dispositions existent afin de renforcer les règles de sécurité dans la pratique du travail comme dans la pratique d’activités de toutes natures.

Mais, dans la mesure où, en termes de santé publique, on ne peut méconnaître les risques sanitaires (liés aux maladies cardio-vasculaires, à diverses pratiques sportives notamment), il convient de lancer un programme ambitieux basé sur la prévention qui s’adresse au plus grand nombre tout en ciblant des publics prioritaires.

Dans cette logique, le choix de soutenir la formation aux premiers secours à travers tous les secteurs de la Fédération Wallonie-Bruxelles repose sur la nécessité de faire de chaque citoyen un acteur de sa santé et de celle des autres en permettant de prendre conscience d’une part des actes préventifs que l’on peut poser au quotidien et, d’autre part d’avoir les réflexes adéquats en cas d’accident, quelle qu'en soit la nature (domestique ou autre).

La diffusion maximale d’une telle formation permet également que, dès qu’un accident survient, dans chaque situation de vie, les bons gestes puissent être posés, les risques de sur-accidents écartés et les meilleures chances de survie garanties.

Ainsi, dans un rapport relatif à la position de la Croix- Rouge sur la question des premiers soins et du permis de conduire, datant de mai 2008, il est dit que «Selon des études scientifiques, le nombre de personnes qui meurent à la suite d'accidents de la circulation serait considérablement réduit si un témoin était en mesure d'agir efficacement avant l'arrivée des services d'urgence. Les premières aides à la formation sensibilisent les citoyens sur les accidents et prévention des blessures et leur donnent les compétences pour répondre aux urgences majeures ou mineures en protégeant la scène, en alertant les services d’urgence et à la réalisation appropriée de mesures d'économie de vie.»

La sécurité routière n'est pas une compétence de la Fédération Wallonie-Bruxelles, mais cette dernière étant compétente pour la prévention sanitaire et la promotion de la santé, elle peut prendre une part active dans la dynamique qui doit être initiée.

Une étude réalisée par la Professeure Scavée montre également que le numéro d’appel européen 112 est connu par moins de la moitié des habitants de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cette étude montre également que, malgré le fait que les défibrillateurs automatiques externes soient d'une utilisation simpliste, trop de gens s’estiment trop peu formés pour s’en servir. Le pictogramme les symbolisant semble également peu reconnu. Le professeur estime qu’une formation donnée le plus tôt possible permet de changer les gestes posés.

Convaincus qu’il ne faut pas attendre de drames pour agir, mais qu’au contraire, dresser un inventaire et une évaluation des outils existants ainsi que des bonnes pratiques déjà initiées en termes de premiers secours et favoriser leur diffusion en Fédération Wallonie-Bruxelles permettra de développer valablement une politique cohérente en faveur de la prévention, les auteurs veulent que diverses mesures soient prises par le Gouvernement, y compris en passant par la coordination avec d’autres niveaux de pouvoir (fédéral, régional ou local).


Par conséquent, le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles recommande au Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles de:

1. Favoriser, dans la limite des crédits disponibles, l’accès à un moindre coût tendant vers la gratuité pour le plus grand nombre de citoyens en Fédération Wallonie-Bruxelles à la formation au secourisme permettant la délivrance du Brevet européen de premier secours en veillant à former prioritairement les personnes chargées d’encadrer les activités sportives, culturelles, scolaires ou de jeunesse en Fédération Wallonie-Bruxelles ;

2. Renforcer ou, le cas échéant, assurer la sensibilisation la plus large des acteurs de l'éducation, du sport, de la jeunesse et de la santé à l’utilité d’une formation aux premiers secours ;

3. Analyser, dans l’ensemble des secteurs qui relèvent de sa compétence, les mesures de prévention qui existent et qu’il convient de généraliser ou qu’il convient d’initier pour renforcer le niveau de sécurité en matière de prévention des accidents et de dispense des premiers secours ;

4. Charger les différentes instances consultatives compétentes, dont le Conseil supérieur de l'Éducation physique, des Sports et de la Vie en plein Air, la Commission consultative des organisations de jeunesse, la Commission consultative des centres et maisons de jeunes et le Conseil de la jeunesse de la Communauté française de lui remettre un avis sur les améliorations souhaitées sur le sujet dans leurs secteurs respectifs en ce compris les améliorations soulevées par la présente résolution ;

5. Evaluer la stratégie de sécurité mise en œuvre, avec l’aide du conseiller en prévention local, dans chaque établissement scolaire, telle que recommandée par le Service Interne de prévention et de protection au travail (SIPPT) de la Communauté française ;

6. Evaluer la mise en œuvre dans les différents lieux publics de la présence de défibrillateurs automatiques externes (DAE) ainsi que leur signalisation, et la pertinence d’une éventuelle généralisation des défibrillateurs automatiques externes dans les lieux publics (centres culturels et sportifs, établissements scolaires, centres et maisons de jeunes, locaux d'organisations de jeunesse,...) moyennant un encadrement professionnel et une formation adéquats ;

7. Remettre un rapport comprenant l’ensemble de ces mesures et un calendrier de réalisation projeté pour le 1er octobre 2012 au plus tard ;

8. Initier, le cas échéant, une politique coordonnée avec les autres niveaux de pouvoir concernés afin de renforcer la formation en matière de premiers secours et, par exemple via une campagne d’information commune ou au niveau des établissements scolaires, sensibiliser à l’utilisation du numéro d’appel d’urgence européen et à l'utilisation de défibrillateurs automatiques externes.

9. Sensibiliser le pouvoir fédéral à l'utilité de la détention d’un brevet européen de premier secours comme condition d'obtention du permis de conduire.

0 commentaires: